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 suite4 L ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES

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EDEN BLU
Invité



MessageSujet: suite4 L ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES   Mar 22 Fév - 23:15

-Pourquoi y’a quelqu’un de malade.
-Oui, on est tous malades.
-Ah bon ! Si vous le dites (Marie revient en chantonnant) J’ai retrouvé la serpillière, ce coquin de Al, me l’avait caché sous l’évier.
-Marie !
-Oui, madame, vous le faites exprès, demande Dominique.
-Non ! Madame.
-Mon dieu ! Al vous habite.
-Je le crains, madame.
(On sonne Dominique va ouvrir au médecin et pleure soudain dans ses bras.
-Oh, Doc. C’est affreux.
-Allons, allons, que ce passe t-il ? Ce n’est pas votre maman, tout de même qui ?
-Non, Doc., c’est Marie.
-Ah, bon !
-Oui, elle se prend pour une sorcière. Elle a enfourché le balai. Elle avait perdue la serpillière. Elle l’a retrouvée et elle dit que……. (Dominique pleure de plus belle) Al est chez elle.
-Non ! Pas possible. Vous me faites une petite dépression. Je vais vous prescrire un calmant. On nage en plein délire. Venez vous asseoir.
-Oh ! Oui, docteur, prescrivez, Témestat, Laxomil et tout et tout. Je deviens folle. Al nous fait tourner en bourrique. C’est un traître, (pleure Dominique) Il débarque sans prévenir.
-Chut ! Allons, allons, du calme. Je vais vous faire une piqûre, ensuite, tout ira bien.
-Oh ! Oui faites, faites Doc. Que j’oublie, que je dorme, que je sache plus, qui est qui ? Qui fait quoi ? Qui est où et pourquoi ?
-A non ! C’est juste pour faire un gros dodo, pas pour oublier.
-Dommage, (dit Dominique d’une voix ensommeillée) je vais faire un gros dodo, moi. (Arrive Marie)
-Bonjour, Doc. Vous allez bien.
-Bonjour, Marie, comment ça va ? Il parait qu’Al vous visite.
-Oh, celui là, il entre il sort. Il fait ce qu’il veut. Du moment qu’il ne dérange pas trop, on fait avec.
-Je vois, je vois. J’ai administré un calmant à Dominique. Elle va dormir.
-Et ben ! Ca nous fera des vacances. Elle crie tout le temps.
-Oui, elle n’est pas toujours facile avec sa pauvre maman. Elle a du mal à accepter et à comprendre la maladie. Il ne faut pas lui en vouloir.
-Rassurez-vous Doc. Je la comprends et je ne lui en veux pas. C’est un ange quand elle dort. (Dit Marie en se penchant sur Dominique)
-Dominique m’a dit une chose étrange.
-Quoi donc !
-Vous, vous prenez pour une sorcière, vous enfourchez le balai.
-Certes, certes, Doc. Je suis. Et je fais.
-Non, vous ne niez pas la chose, alors.
-Du tout. Faut bien rire et s’amuser. Sinon la vie est d’un triste.
-Oui, c’est sûr. Mais alors le balai, dans quel sens vous l’enfourchez ?
-A l’horizontal, comme un cheval, Doc. . Faut monter dessus. (Dis Marie en montrant la position qu’elle prend sur le balai et en le faisant voltiger devant le médecin)
-Comme font toutes les sorcières qui volent.
-Exactement.
(Mamie sort du mutisme dans lequel elle était plongée)
-Dites docteur : Qu’est-ce qu’elle fait sur mon canapé la dame ?
-La dame, c’est votre fille et elle dort.
-Ah bon ! C’est l’heure de dormir.
-Oui, c’est l’heure, vous devriez faire une sieste. Bon ce n’est pas le tout j’ai encore des visites à faire, je me sauve. Au revoir, mesdames.
- Au revoir docteur ! Répondent ensemble madame Nada, et Marie.
(Dominique est toujours effondrée sur le canapé, elle ronfle.)
(Marie siffle, peine perdue, les ronflements qui c’étaient calmés, reprennent de plus belle)
- M’enfin, s’exclame Marie, je ne vais pas siffler jusqu’à perpète, moi tout de même.
- Pourquoi, vous sifflez, demande, mamie.
- Parce qu’elle ronfle, même quand elle dort ce n’est pas un ange. J’ai parlé trop vite moi.
- C’est une vilaine fille, la dame constate mamie.
- Madame Nada, la dame c’est votre fille, même si elle est vilaine.
- Ah ! Bon si vous le dites.
- Vous ne vous rappelez pas ?
- De quoi donc ?
- Que c’est votre fille !
- Qui ça ?
- La dame sur le canapé !
- Non.
- Hou, là ! AL est dans le coin.
- Où cela ? demande mamie en se levant, je branche.
- Inutile, il vient de faire des dégâts.
- Ah, où donc ?
- Chez vous, il a zappé votre fille.
- Il a quoi ?
- Il vous a volé votre fille.
- Non ! Ah le traître, le scélérat, faut qu’il me la rende.
- Heu, Madame, c’est une image, je disais cela parce qu’il vous l’a enlevé de la tête, pas pour de vrai.
- Ce n’est pas vrai, alors !
- Non !
- Bon, elle est où alors !
- Sur le canapé !
(Mamie se dirige vers le canapé et observe Dominique)
- C’est, elle ?
- Oui madame, c’est, elle.
- Qu’est ce qu’elle est grande ? Pourquoi elle dort ?
- Parce qu’elle est très fatiguée et puis certainement pour oublier qu’elle est votre fille, que vous êtes sa mère. Et que je suis moi une sorcière, une semeuse de zizanie.
- Vous êtes Al, s’exclame mamie, je branche (Elle brandit le bras comme si elle maniait une épée, et se dirige vers la chambre)
- Hou là ! Madame, pas l’aspirateur, d’ailleurs je ne pourrais pas rentrer dedans. Je ne suis pas Al, je m’appelle Marie.
- Vous en êtes sûre !
- Oui, madame, promis, juré, craché, ce n’est pas lui, c’est moi.
- Bon ! Si vous êtes, vous, je ne branche pas le………….Le machin………..Truc…………Bidule…………..Chose.
- L’aspirateur !
- Voilà, c’est ça comme vous dites, je ne branche pas. Je suis gentille, petit bisou.
- Petit bisou, voilà.
- Merci.
- De rien.
- Oui, mais la dame, elle fait quoi sur mon canapé.
- Oups ! Elle squatte, Na ! J’en aurai du mal, à expliquer trente six mille fois la même chose. Vais devenir Gaga, moi à force. La dame, c’est votre fille. Elle compte les moutons. Elle est dans les bras de Morphée, la bienheureuse.
- C’est qui Morphée ? Ils sont où les moutons ?
- C’est le Dieu des songes ! Il n’y a pas de moutons, c’est juste une image. Maman !
- Vous êtes ma fille !
- Non ! J’appelle la mienne, au secours, vais péter une durite moi ! Je vais bien, tout va bien……… (Chantonne Marie en tournant autour de la pièce en se tenant la tête) Je vais bien, tout va bien.
(Arrive Claude fort étonnée de découvrir Marie encore là alors qu’elle ne devrait plus y être. Et de constater son état)
- Bonjour maman, bonjour, vous êtes Marie !
- Oui pardon, madame, bonjour, madame. Je vais bien, tout va bien. (Continue Marie en tournant toujours, la tête entre les mains)
- Vous êtes sûre que cela va ! S’inquiète Claude. Maman ! Qu’est-ce que tu as fait à la dame pour qu’elle soit ainsi !
- Moi, mais rien du tout !
(Bruit de ronflements, Claude s’approche de canapé et y découvre sa sœur)
- Tiens ! Qu’est ce qu’elle fait là, Dominique !
- Chut ! Elle dort avec Morphée, la dame.
- Maman, la dame, c’est ta fille. Elle s’appelle Dominique. Marie ! Dites moi que fait ma sœur ici !
- Elle dort.
- Oui, je le vois bien, mais pourquoi ?
- Elle a eu droit à une piqûre, la bienheureuse et j’aimerai bien en avoir eu aussi.
- Une piqûre ! Ah bon !
- Le médecin est passé et comme elle était dans tous ses états, il l’a piqué.
- Oh ! Je serai curieuse de savoir pourquoi ?
- Parce que Al me visite !
- Il est revenu, je branche, s’exclame mamie en se dirigeant de nouveau ver la chambre en faisant le geste habituel de lever le bras.
- Maman, viens, ici calme toi, assied toi ! C’est qui Al ?
- Le semeur de zizanie, le bouffeur de neu……..Neu s’exclame mamie qui ne trouve plus le mot.
- De neurones complète Marie ;
- Hou là ! Je vois ! Et il a fait quoi AL ?
- Il m’avait planqué ma serpillière mais je l’ai retrouvée.
- Et bien il n’y a rien de dramatique là dedans, pauvre Dominique !
- En plus que je lui joue les sorcières, elle s’est effondrée.
- Non !
- Si, si ! J’ai enfourché le balai comme un cheval, ça a été le coup de grâce.
- J’imagine que si vous lui faites des farces, elle disjoncte. Déjà, qu’avec maman, ce n’est pas facile. Si vous en rajoutez une couche rit Claude, je vois le tableau. C’est très drôle.
- C’est inné, chez moi de faire des gaffes, et des farces. Je ne peux pas m’en empêcher.
(Dominique s’agite sur le canapé, elle parle dans son sommeil en pleurant)
- Doc., oui c’est Marie la sorcière, elle a perdu la serpillière sanglote- t-elle.
(Marie taquine, chante « Moi je veux ma tétine et mon biberon, moi je veux ma tétine et mon biberon, moi je veux ma tétine, moi je veux ma tétine, moi je veux ma tétine et mon biberon » et Claude rieuse reprends en chœur avec elle « à dada bousoubousou à re à re à dada bousoubousou à re à re, à dada bousoubousou à dada bousoubousou, à dada boudoubousou à re à re » elles éclatent de rire toutes deux, alors que Dominique calmée suce son pouce)
Dominique retire son pouce, s’étire et se réveille.
- Waou ! Bien dormi (Puis elle ouvre les yeux et s’étonne) Qu’est-ce que je fais Là ? Je suis où ? Elle aperçoit sa sœur, Marie puis sa mère) Oh ! Oh ! Bonjour tout le monde.
- Bonjour Dominique, répondent en chœur Claude et Marie.
- Bonjour madame, répond mamie.
- Maman, je suis ta fille, tu m’énerves à m’appeler madame.
- Ah bon ! Et bien si vous le dites, alors bonjour ma fille.
- Bon, et bien je vais me rentrer, clame Dominique, demain, je bosse dit-elle en se levant et en saisissant son manteau, à demain, je me sauve, bonsoir.
- Bonsoir, répondent en chœur, Claude, Marie et Mamie.
- Je vais y aller aussi dit Marie.
- J’en fais de même dit Claude, maman a son repas de prêt, bonsoir Marie.
- Bonsoir Claude ! Bonsoir madame à demain lance t-elle à mamie.
- Bonsoir, oui à demain, merci. (Marie est partie. Claude ne tarde pas à le faire aussi après avoir embrassé sa mère. Les lumières s’éteignent chez madame NADA pour se rallumer chez Marie.
Elle vient de terminer son repas et sa vaisselle. Elle regarde son sol.
- Oh ! Oh, un coup de balai ne serait pas du luxe dit-elle tout haut. Elle se dirige vers le placard, cherche et s’exclame. Ah ! Non alors ! Ca c’est un comble, plus de balai. C’est quoi ce délire. Ce matin la serpillière chez la dame, ce soir, le balai chez moi. AL, tu m’énerves crie t-elle. L’est où mon balai, dit ? Quoi tu en as fait ? Tu me l’as planqué ?
N’obtenant pas de réponse elle dit » Et bien AL, tu n’es pas drôle du tout » Puis elle appelle son chat « Gribouille, tu n’aurais pas vu mon balai par hasard ? Miaulement du chat, ah ! Toi au moins, tu me réponds, tu n’es pas comme l’autre abruti de Al ! Alors ! Mon beau minou, as-tu vu mon balai ? Aides-moi ! Cherche. Mais le chat miaule et ne bouge pas. « Gribouille ! Quoi ! Allez soit sympa ! Aides-moi Cherche. Puis Marie s’arrête dans l’entrée et regarde attentivement. Un portemanteau et deux portemanteaux. Il est bizarre le deuxième. Il a un manche. Oh ! Oh ! Elle retire le vêtement qu’elle avait posé en entrant, pour découvrir le fameux balai, tête en haut sur lequel par inattention, elle avait déposé sa veste. « Ah ! Te voilà coquin de balai ! Je suis grave moi, d’avoir mis ma veste dessus, après je m’étonne de ne pas le trouver. Al ! Tu es un super farceur, vais devenir complètement gaga moi. Tu me fais faire, n’importe quoi, depuis un moment. T’es grave de chez grave. Et moi aussi d’ailleurs, je suis court-circuitée là, complètement dérangée. Marie s’active fébrile et balaie sa cuisine. « Voilà ! Bon, ce n’est pas le tout, le courrier à faire. J’ai posé où le courrier moi en entrant. J’avais bien des papiers dans la main. AÏE ! Me voilà bien. »
Elle cherche partout. « Je suis bordélique, grave, voyons voir. Ce n’est pas là. Pas là non plus. Ouin, vais péter une durite. Al, tu as zappé mon courrier. Voyons du calme Marie clame t-elle tout haut. Récapitulons le gestuel. J’ai pris le courrier, j’en ai mis dans la boîte à malice, la fameuse boîte qui permet de recycler les prospectus. Peut-être que ? «
Elle se dirige vers le placard, sort la boîte, farfouille dedans. « Et bien voilà coquin de courrier. Je te tiens. Voyons, facture, oups ! J’ai mis dans la boîte recyclage. Waou ! Je deviens grave. Après je jouerai l’étonnée si j’ai un rappel. Oh ! Oh ! Je fonctionne mal depuis un certain temps. L’autre jour mon fils m’a rapporté mon cuit vapeur mais le coquin a oublié de me rendre le couvercle. Je devais lui réclamer. J’y ai pensé trois fois et par trois fois j’ai zappé le couvercle. C’est gravissime. Même mes rendez-vous écrit sur post-it. sous mon nez, je les oublie et je zappe. C’est inouï de perdre des morceaux de sa vie. Bon je vais faire chèque sinon, vais zapper encore une fois. Marie prépare. « Et maintenant dodo » Les lumières s’éteignent chez Marie.
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