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 suite3 L'ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES

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EDEN BLU
Invité



MessageSujet: suite3 L'ALZHEIMER DU RIRE AUX LARMES   Mar 22 Fév - 23:09

Autre scène Madame Nada se dirige vers le placard, entre dedans et en referme la porte. Arrive Marie qui la cherche pour lui faire sa toilette)
-Madame Nada ? Vous êtes où ? (La porte du placard s’ouvre)
-coucou, je suis là.
- qu’est-ce que vous faites là dedans ? demande Marie étonnée.
-Je vais aux toilettes, j’ai envie, vous m’excuserez j’y retourne.
- Madame Nada, ce ne sont pas les toilettes, ici c’est un placard
-ah, je me disais aussi, je ne trouve pas le truc, il manque quelque chose.
-venez, sortez de là, les toilettes c’est l’autre porte. Je vais vous faire un parcours fléché.
- ah, oui je veux bien, je suis perdue moi ici.
(Marie découpe des feuilles, écrit placard sur l’une, toilettes sur l’autre puis les colles sur les portes)- voilà dit-elle, comme cela vous ne pourrez plus vous tromper.
-merci Madame, vous êtes gentille, c’est grand ici, c’est bien, c’est chez qui ?
-c’est chez vous, Madame Nada.
-ah bon si vous le dites !
-au fait, madame Nada petite vérification vous savez toujours lire.
-ben oui, je crois.
-vous n’en êtes pas sûre, je vous demande cela pour, des fois que l’autre abruti vous ai aussi en passant piqué la lecture. Sait-on jamais ? Vu qu’il ramasse tout ce qui traîne et qu’il ne laisse rien. On va vérifier, c’est écrit quoi là.
-placard.
-très bien. Et là.
-toilettes.
-Ouf ! On est sauvé.
- oui, Al, n’a pas encore tout piqué, et il n’a pas intérêt sinon je branche.
-vous branchez, et vous branchez quoi.
-Je branche le……..le machin.
-quel machin !
-ça fait madame Nada en désignant l’aspirateur.
-et ?
-Je le chasse. Enfin, le machin l’avale.
-pfutt Madame, l’aspirateur avale juste la poussière.
Al n’est ni un personnage, même si je l’appelle AL pour la forme, ni un objet c’est une maladie. Aller, venez que je vous lave, direction salle de bains.
Lorsqu’elles ont terminé. On sonne à la porte, Marie va ouvrir.
-Bonjour, docteur !
-Bonjour Madame Denis, vous allez bien.
-Ma foi, oui, ça va.
-Bonjour, madame Nada !
-Bonjour docteur !
-Vous, vous rappelez de moi, c’est bien !
-Et bien oui, je me rappelle, pourquoi, je devrais oublier ?
-Non, non du tout, votre maladie fait déjà le travail, alors !
-Ah, bon ! Je suis malade, c’est pour cela que vous êtes là !
-Oui, vous avez la maladie d’Alzheimer, je viens renouveler vos médicaments.
-Oh ! C’est vrai que celui là me pique tout.
-Qui ça ?
-AL !
-C’est qui ?
-Et bien c’est Al ! Le fouteur de merde ! Le piqueur de neurones (s’exclame mamie en colère)
-Oh ! Oui, d’accord ! Ne vous énervez pas, ce n’est pas quelqu’un, c’est une maladie.
-Peut-être, mais il met la pagaille.
-Je ne vous le fais pas dire.
-Il est où ? Que je lui dise deux mots.
-A qui ?
-AL ! Dites, il est où ?
- Il n’est pas là, il est parti.
-Oui, mais il repassera, je le chasse la nuit.
-Vous le quoi ?
-Je le chasse ?
-Et, comment ?
-Je branche.
-Madame Nada, vous dites des bêtises, allez, laissez-moi vous examiner.
-Si, je vous assure, je branche le….LE……..Machin.
-Quel machin ?
-Je sais plus…….Madame, c’est quoi…….Le machin que je branche dit-elle à Marie qui vient d’entrer dans la pièce.
-L’aspirateur, madame Nada.
-Oui, je branche l’aspirateur, tous les soirs.
-Et bien, je plains vos voisins.
-Pourquoi ?
-A cause du bruit.
-Vous croyez.
-J’en suis sûr. Je vais vous donner un calmant que vous puissiez dormir la nuit et permettre à vos voisins d’en faire autant.
-Bon, si vous le dites !
-Et, bien oui, je le dis. Au revoir madame Nada, au revoir madame Denis.
-Au revoir docteur (disent-elles en chœur)
Marie se dirige vers le placard et l’ouvre. Elle reste pensive devant)
-Madame Nada !
-Oui !
-Je cherche quoi ?
-Je n’en sais rien.
-Grave ça. Je ne sais plus ce que je veux.
-Je ne peux pas vous aider, désolée.
-Bon ! Et bien tant pis, peut-être que je m’en rappellerai demain, qui sait ? (Marie referme le placard). Au revoir madame Nada, à demain.
-Au revoir, Madame, c’est cela à demain.

(Les lumières s’éteignent chez madame Nada et se rallume chez Marie. Elle ouvre une porte, farfouille partout)
-Je cherche quoi, moi ? Mon Dieu, je ne sais plus. C’est bizarre, tout de même. (Elle referme) Ca me reviendra, Je suis où ? Oh ! Oui, je suis chez moi. Je dois faire quoi ? Hou, la, la, manger, peut-être. Je suis grave. Peut-être que… (Elle se frappe le front) Y’a quelqu’un. Dis AL, ce ne serait pas toi qui par hasard, ferais la zizanie. Rassures-moi. T’es pas entré chez moi, dit ! Bon, pas grave. Dit-elle, n’obtenant pas de réponse. Tu me répondras demain…….. (Les lumières s’éteignent) (Le lendemain matin)
-Bonjour, madame Nada, vous allez bien ce matin.
-Ma foi, oui, je vais bien.
-Et, ben, moi pas ! Si je pouvais changer de métier, je serais heureuse. Je sais faire mille et une choses.
-Que savez-vous faire ?
-J’écris des chansons, je chante, je siffle, j’écris des contes pour enfants, je fais de la peinture, heu ! Disons que je barbouille. Je ne suis pas Picasso, sinon ça se saurait. Je serai peut-être riche à titre posthume.
-Vous êtes pas Pica……Quoi ?
-Picasso, c’est un peintre, madame, enfin c’était……..Moi je serais célèbre à titre posthume.
-Ben, c’est bien, c’est un beau titre.
-Oui, mais il sert à rien, et je suis une petite sorcière.
-Vous êtes ! Non
-Si, si madame, j’ai toujours un balai dans les mains, donc je suis………Enfin, je crois.
- Moi, je ne sais pas ce que je suis, je ne sais pas ce que je fais.
-Nous sommes deux extrêmes.
-Deux extrêmes ! C’est joli.
-Nous sommes opposés.
-Opposés à quoi ?
-Cela veut dire que nous sommes différentes, madame. Vous, vous ne savez plus. Moi, je sais ou du moins, je pense savoir, parce que je commence sérieusement à me poser des questions, à oublier des choses, à en perdre d’autres.
-Vous aussi.
-Oui, moi aussi. (Arrive Dominique)
-Bonjour maman, bonjour Marie.
-Bonjour madame, répondent en chœur Marie et madame Nada.
-Maman pourquoi tu m’appelles madame, Marie vous aussi.
-Oui, c’est Al qui la visite. Elle sait plus ce qu’elle fait. Vous êtes qui ? Vous voulez quoi ? demande mamie.
-Oui, ce cher AL est impayable, il entre sans frapper. Je trouve plus ma serpillière, je suis sûre que c’est lui qui me l’a planqué dit Marie.
-Je nage en plein délire. Maman, je suis ta fille. Marie je m’appelle Dominique.
-Oui, vous êtes la fille de madame. Ce n’est pas ça qui va me ramener ma serpillière. Je vais enfourcher le balai et voir si je la retrouve (Marie enfourche le balai et sort de la pièce en disant »Hue, mon tout beau, cherche, cherche.
(Dominique n’en croyant pas ces yeux, se prend la tête entre les mains)
-J’aurai tout vu, tout entendu, mais ça, ça, c’est la meilleure. J’hallucine, j’ai certainement de la fièvre. Je sens que je vais me faire porter pâle. J’ai un sérieux coup de pompe, là ! D’un coup d’un seul. Il faut peut-être appeler un médecin. (Dominique joint le geste à la parole et téléphone) Doc., voudriez-vous passer, 5 impasse du paradis, c’est Dominique, là, enfin je crois. Oh, la, la, la, la, doc. Y’a urgence
-Dites, madame ! A qui vous causez dans le tuyau. Y’a quelqu’un ? demande mamie.
-Maman, ce n’est pas un tuyau, c’est un téléphone, j’ai appelé le médecin.
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